Urgent

Sun 22-September-2024

L’image du père parti en martyre ne quitte jamais la fillette Arine

vendredi 12-octobre-2007

 

Silfit – CPI

Le mois de Ramadan dont les jours filent en vitesse a été l’occasion pour les autorités de l’occupation israélienne de serrer encore plus l’étau sur les Palestiniens.

Les jours et les nuits de ce mois béni de Ramadan font rappeler aux enfants palestiniens leurs pères qui sont partis en martyre ou qui sont enfermés dans les prisons de l’occupation israélienne.

Cette occupation a volé l’enfance d’Arine quatre ans fillette du martyr Muhammed Salama. Depuis la perte de son père elle garde entre ses côtes un chagrin une blessure qui refuse de se cicatriser.

Martyr ou captif ?

Lorsqu’elle voit des enfants dont le père captif quitte la prison israélienne elle dit à sa maman : « J’espérais que mon père soit lui aussi un captif pour que je puisse le voir un jour ; il est parti en martyre je ne peux plus le voir et l’embrasser ».

Cependant elle embrasse la photo de son père. « Combien j’ai envie de jouer avec lui comme tous les enfants du quartier ; combien j’ai envie qu’il me porte que je me balade avec lui dans les quartiers les ruelles les rues comme tous les enfants » s’exprime Arine entre une larme et une autre coulant sur les joues innocentes de l’orpheline.

« Tu me dis que mon père est au paradis ; je vais alors aller le voir puisqu’il ne vient pas me voir » dit la fillette à sa mère. Pourquoi les soldats de l’occupation avaient choisi de le tuer « entre tous les gens ».

Arine est une petite fille dont le visage représente autant l’innocence que la carte de la Palestine une carte indiquant le chemin d’une tragédie humaine sans fin. Son histoire reste une parmi des milliers d’autres éparpillées partout en Palestine. La liste des souffrances n’a pas l’air de s’arrêter mais au contraire elle ne semble cesser de s’allonger. Les victimes des agressions israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza viennent l’enrichir quotidiennement.

Massacre collectif !

Par ailleurs personne n’est encore prêt à oublier la fillette Huda Ghaliah dont toute la famille avait été massacrée par l’armée de l’occupation israélienne sur la plage de Gaza en 2006. Elle devient un symbole pour tous ces enfants qui se sont réveillés un matin pour ne plus voir leurs pères dont les mains tapotent leurs têtes et leurs épaules avec toute la gentillesse du monde.

Devant les tombes de leurs pères s’agenouillent ces orphelins pour leur parler pour dialoguer avec eux sans pour autant attendre une quelconque réponse.

En somme au moment où tous les enfants du monde vont aux parcs d’attraction pour célébrer leur Aïd la fête de la fin du mois béni de Ramadan ces orphelins passent leurs fêtes aux cimetières pour rester en contact avec un père un grand frère ou les deux à la fois. Quelle fête amère sous une occupation qui ne veut que laisser une séquelle dans le cœur de tout Palestinien enfant comme adulte !

Lien court:

Copied