Mon 24-June-2024

Netzarim…d’un point faible à un foyer d’affrontement et d’embuscades contre les sionistes.

jeudi 9-mai-2024

Gaza – Centre d’information palestinien

Netzarim…d’un point faible à un foyer d’affrontement et d’embuscades contre les sionistes.

Gaza – Centre d’information palestinien

D’un point faible sur lequel l’occupation israélienne a eu du mal à imposer son contrôle, à une arène d’affrontement et d’embuscades pour la Résistance… c’est ainsi que l’axe Netzarim, au sud de la ville de Gaza, s’est transformé.

Depuis le début des opérations terrestres de l’armée d’occupation dans la bande de Gaza, il y a environ sept mois, il est clair que l’entité sioniste cherche à créer une nouvelle réalité sur terrain qui l’aidera à atteindre ses objectifs déclarés. En réponse à l’opération Déluge d’Al-Aqsa, ou du moins en partie, ces objectifs portaient en eux le désir de changer la réalité opérationnelle dans un secteur Petit de surface mais assez grand en efficacité.

 Au cours des années qui ont suivi le retrait sioniste de la bande de Gaza en 2005, la bande de Gaza représentait un dilemme auquel l’ennemi était incapable d’échapper ou d’éviter ses effets qui affectaient tous les aspects de la vie dans l’entité occupante, en particulier pendant les périodes de longues ou de courtes guerres qui ont eu lieu contre la Résistance palestinienne depuis 2008. 2009, lorsque la première « grande » bataille a eu lieu peu après la défaite sioniste et leur fuite de la bande de Gaza.

L’axe de Netzarim

 Profitant de sa connaissance de la nature de la région grâce à sa possession d’une énorme technologie, l’occupation a choisi des zones de contrôle importantes, notamment l’axe de Netzarim, qui s’étend de Kfar Azza à l’est jusqu’au bord de mer à l’ouest, sur une longueur de six kilomètres. Netzarim est une colonie qui a été construite sur de vastes zones de terre au sud-ouest de la ville de Gaza. Un jour de 2002, l’ancien criminel de guerre sioniste Ariel Sharon a déclaré à ce sujet que Netzarim est comme Tel-Aviv, mais il n’avait fallu que trois ans pour que l’occupation s’en retire de Ntzarim et de toute la bande de Gaza. Ce corridor constitue actuellement l’un des points de discorde dans les négociations en cours pour parvenir à un cessez-le-feu, qu’il soit temporaire ou durable. Il s’agit presque de la « réussite opérationnelle » la plus importante que « l’armée » d’occupation ait pu réaliser, car malgré son emplacement dans une zone presque vide d’habitants, dont la plupart sont des terres agricoles, il y a quelques années, elle ne contenait aucun des installations ou des institutions vitales, à l’exception de celles qui ont été créées récemment, comme le Palais de Justice, l’hôpital turc et certaines universités, mais l’« armée » d’occupation les contrôlait ainsi que de vastes zones à proximité depuis les côtés sud et nord, et a empêché avec une force excessive tout mouvement de son côté, à l’exception de celui des camions d’aide humanitaire, ou de quelques ambulances et véhicules de la Croix Rouge. L’UNRWA en a fait une zone quasi stratégique, ou à tout le moins extrêmement sensible.

Des chemins transversaux

La longueur du corridor de Netzarim d’est en ouest est d’environ six kilomètres et demi et il est composé, selon certains témoins, de trois larges sentiers, dont l’un est destiné au passage des véhicules à chenilles, tandis que le second est destiné aux jeeps et des véhicules à roues en caoutchouc, et quant au troisième, certains sites y sont construits pour que les soldats sionistes puissent dormir et stocker des armes et d’autres installations pour interroger les détenus palestiniens.

Selon les rapports ; L’armée d’occupation utilise l’axe d’un point de vue stratégique pour diviser Gaza en deux moitiés et empêcher le retour des déplacés par l’usage d’une force excessive, utilisant l’axe comme point de départ pour des incursions terrestres dans les zones au nord et au sud de la vallée de Gaza et comme base militaire au cœur de Gaza.

Centre des opérations

 La résistance, compte tenu de sa pleine connaissance du positionnement des néonazis de l’occupation dans la région, a fait de l’axe une cible importante pour ses opérations en cours.

 Au cours des derniers jours, il a été constaté que la Résistance a utilisé des obus de mortier et des missiles à courte portée contre l’axe, en plus de quelques embuscades qui ont causé des pertes confirmées dans les rangs de l’armée de l’occupation.

Des coups précis

Un clip vidéo diffusé par les médias militaires des Brigades Al-Qassam montre des scènes d’obus de mortier réguliers précis tombant sur les campements du commandement de l’armée ennemie créés à cet endroit, ce qui indique un certain nombre de données.

La première de ces données est que la résistance ne mène plus d’opérations visant le seul axe de déploiement de l’armée ennemie dans le secteur, sauf après une surveillance attentive, volontaire et prolongée, au cours de laquelle sont identifiés les campings habités, les postes de commandement fortifiés et les lieux cachés, les endroits derrière les bermes de terre sont surveillés, puis des opérations de bombardement sont menées avec l’artillerie appropriées pour atteindre avec précision ce qui a été surveillé.

Ce niveau de travail n’est pas une évolution de style, mais plutôt une application de ce sur quoi les combattants des unités d’artillerie et de missiles de la Résistance se sont entraînés pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que la situation actuelle sur le terrain ait permis d’appliquer confortablement le protocole de combat.

Quant à l’ampleur de ces frappes, les derniers jours indiquent que les branches militaires des factions de la Résistance ont multiplié leur état d’activité pour se concentrer sur la réalisation d’un objectif spécifique. Dans ce contexte, il convient de noter que les Brigades Al-Qassam ont ramené sur place le système de missiles à courte portée Rajoum qui avait été utilisé lors de l’opération Inondation d’Al-Aqsa le 7 octobre. Les experts soulignent que le retour à l’utilisation de ce système de missile confirme que le problème n’était pas du tout logistique, mais plutôt soumis à des considérations de terrain. L’occupation n’a d’autre choix que de répondre à cette usure et à cette préoccupation, que détruire les maisons de personnes innocentes avec des obus de char et commettre davantage de crimes.

Diversion

 Le général Wassef Erekat – un expert militaire et stratégique – a confirmé que la résistance a un objectif stratégique, qui est de contrecarrer les plans de l’occupation dans l’axe Netzarim et de la faire passer d’un état de position et de stase à un état de défense et de préoccupation. Erekat a confirmé à notre correspondant que l’échec de l’axe Netzarim est un échec retentissant pour l’armée d’occupation, soulignant que la capacité de la Résistance à cibler l’axe Netzarim après 211 jours de guerre d’extermination confirme qu’elle est ferme, capable et se renouvelle. Il a expliqué que la résistance confirme qu’elle dispose d’un stock de compétences de combat et d’un moral élevé de combattre.

Ce n’est pas surprenant

 Quant au général de division Fayez Al-Duwairi, il a confirmé que l’intensification des bombardements sur l’axe Netzarim n’est pas surprenante, et cela est dû aux guerres précédentes au cours desquelles Israël a occupé l’axe et la vallée de Gaza et a été contraint de s’en retirer sous les coups de la Résistance. Il a déclaré dans un commentaire sur Al Jazeera, suivi par notre correspondant : Les Résistants doivent continuer à diriger des bombardements sur l’axe avec des obus de mortier, des missiles à courte portée et des affrontements limités qui peuvent conduire à attirer certains soldats. Il a expliqué qu’au cours des dernières semaines, la Résistance a été très efficace dans l’utilisation des capacités disponibles contre l’axe.

Il a déclaré : Des opérations telles que celles qui se sont produites à Al-Zinna, Juhr Al-Dik et à l’est Al-Maghazi, et le grand nombre de morts à Netzarim, forceront l’occupation à se repositionner dans la périphérie de Gaza. Le message le plus clair reste qu’il n’y a aucune acceptation de la survie de l’occupation et qu’elle sera confrontée à des tirs partout où elle est stationnée jusqu’à ce qu’elle s’en retire, tout comme elle s’est retirée précédemment de Netzarim, qu’elle considérait comme Tel-Aviv, il se retirera plus tard de toutes les terres palestiniennes dont les palestiniens s’y accrochent et résistent vaillamment pour les récupérer. Il n’y a pas d’anéantissement pour un rebelle ni de stabilité pour un occupant.

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